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29/11/2010

Une soirée qui finit… bien.

Bientôt un an déjà que nous sommes là à Kinshasa, et bientôt l’heure de rentrer au plat pays. On décide pour l’occasion de s’offrir une « leaving party ». En bons belges, on fait venir un fritkot, un vrai ! Avec fricadelles, cheeseburgers et frites à volonté. Bracongo vient avec son stand, ses Bracongo-girls, ses fûts de Tembo et de Skoll. Mister Kwilu nous apporte des cocktails. On ajoute quelques « softs » pour la forme.

La soirée commence gentiment autour de nos mange-debout, on sirote une bière et on mord dans un petit four.

Tous les amis présents nous appellent autour d’une table remplie de cadeaux. On ne sait comment les remercier, leurs cadeaux nous touchent, on est ému, on s’embrasse, on se rend compte qu’il n’est pas évident de partir et de quitter tous ces incroyables gens rencontrés ici. J’en profite pour leur dire encore MERCI !?!

Puis la soirée continue, on profite du fritkot, on mange, on boit, on boit, on boit. Les couches-tôt rentrent chez eux. Les couches-tard boivent directement avec la bouche sous le fût, s’aspergent d’eau d’abord, puis de soda, puis de Tembo, les hommes terminent torses-nus, les femmes qu’on épargne d’abord, finissent aussi trempées, si  pas plus.

A 4h30, le volume de la musique diminue, la voisine du dessus soupire dans son lit et profite probablement de ce silence pour fermer l’œil.

On croit que la soirée est finie, mais les cinq derniers « bourrés » s’en vont, seulement d’un pantalon vêtus, plonger dans toutes les piscines de la concession. Une vieille tradition…

Et moi enceinte jusqu’aux dents, j’observe en toute sobriété le petit groupe s’en aller arpenter les piscines non cadenassées…

10:33 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0)

25/11/2010

Arc-en-Ciel

J’avais rendez-vous hier matin avec un électricien. Vers dix heures, j’entends les ouvriers du chantier d’en face, taper sur quelque chose. Ce n’est qu’après avoir entendu ce même boucan trois fois, que je me suis dit que c’était peut-être quelqu’un qui frappe avec vigueur et acharnement sur la porte de derrière.

Je rentre dans la cuisine, où il fait si sombre tout à coup et je vois de l’autre côté de la porte un « molosse » qui attend.

-          « Arc-en-Ciel ? »

-          « Oui madame, c’est bien moi »

Au passage, j’aimerais quand même savoir ce qu’on fait fumer à ces pauvres femmes congolaises qui viennent d’accoucher… Un prénom comme Arc-en-Ciel ne peut être donné que sous opium, non ? 

Bref, Arc-en-Ciel me dit qu’il a besoin de mesurer la distance entre notre compteur électrique et notre garage. Je le vois tout à coup très concentré du haut de ses deux mètres de haut (et de large) et s’aligner au mur, prendre une grande respiration et commencer à compter à l’aide de ses pas, le nombre de mètres entre les endroits concernés.

Moi, j’adore cette démarche saccadée de « compte-mètre », pas précise du tout, et quand c’est un colosse congolais nommé Arc-en-Ciel qui s’en charge très sérieusement, c’est encore plus amusant… J

Ps : et avec un peu de retard, Joyeux Dix Ans à Tristan

09:11 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0)

24/11/2010

Jumping

Comme cP1070834.JPGhaque année, a lieu à Kinshasa le Jumping du CHK (Cercle Hippique de Kinshasa). C’est l’évènement de l’année, l’activité que l’on sponsorise, l’endroit où il faut être vu, The-place-to-be du week-end dernier.

Moi, personnellement, je n’ai encore jamais assisté à un jumping, j’y vais donc pleine d’entrain. L’endroit est envahi de gens, de barbes à papa, de cornets de frites, de stand de cocktails Kwilu, et même des smoutbollen mais en version manioc…

On nous installe gentiment dans le carré VIP, coupette à la main, je suis le temps d’un instant Julia Robert dans Prettty Women, en moins cendrillonnée… soit.

J’aime beaucoup la technique locale pour aplatir le sable après une série de sauts, une jeep fait le tour du parcours en tirant trois gros pneus. Simple mais efficace.

On assiste d’abord à une série de saut d’une hauteur de 80cm, les cavaliers sont assez jeunes et le parcours défini à l’avance.

Arrive ensuite, une nouvelle série de sauts, les barres sont situées à 1m10, les cavaliers sont plus expérimentés et souvent moins jeunes. Chaque saut compte un nombre de points, le but est, en 75 secondes, de faire un maximum de sauts au choix et donc un maximum de points. Ajoutez à cela un saut Joker, qui rapporte 200 points si on le réussit mais qui également vous fait perdre 200 points si l’une des barres tombe au sol après votre passage.

La public est très concentré et comptabilise dans sa tête le nombre de points de chaque cavalier. Quand un saut joker est réussi, le public VIP fait « hum, hum, clap, clap ».

Quand un saut Joker est réussi, le public congolais fait « YIHAAAA, OUHOUUUU, BRAVO, » avec des gens debout, des « Olas » et des cris de joie…

Le public est super enthousiaste et le commentateur rythme l’épreuve de ses interventions et autre dicton sénégalais...

« C’est quand vient le moment de tomber, que l’on se rend compte de l’utilité de ses fesses… »

 

10:49 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0)