Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

30/04/2015

Un dernier pour la route

En revenant à Kinshasa après quelques années, j'avais un peu oublié:

- Qu'on peut se mettre à 47 dans une camionette pour six. Easy même

- Que le code de la route est inexistant, si ce n'est la théorie du "Laisse-moi passer", "non moi", "non moi"...

- Qu'il fait trèèèès chaud

- Que la clim est votre meilleure ennemie

- Qu'on nous regarde en rue comme si on venait de mars

- Que tout le monde à deux ou trois téléphones portables (et des modèles très très vintage)

- Que quand on sent une goutte de pluie, on a quatre secondes trente pour s'abriter avant le déluge

- Qu'on voit des fautes d'orthographe dans tous les menus des restos mais aussi sur des bâtiments officiels (ex: Regideso, écrit en un mot, plus simple)

- Qu'on ne prend pas de photos en rue si on n'est pas en mesure de démarrer très vite (à éviter dans une rue pleine de trous)

- Que les essuies mouillés ne sèchent jamais vraiment et puent vite l'oreille de cocker (ou le chat mort, au choix)

- Que mes cheveux ne sont qu'un frisotti géant à cause de l'humidité

- Que mon estomac ne supporte pas toujours les aliments locaux, aussi frais soient-ils (si c'est possible)

- Que quand il pleut, la télé prend congé

- Qu'on a l'impression qu'il y a un bon wifi mais en fait non

- Que les moustiques se régalent même sur un mini bout de cheville découvert

 

Mais aussi:

- Que les expats sont ultras accueillants

- Que les gens rencontrés ici sont des amis pour la vie

- Et que ce sera un réèl plaisir de revenir encore et encore

Donc... à très vite!

13:15 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0)

29/04/2015

La raquette ou la vie

Puisque je suis à Utex Africa (THE place to live in Kinshasa), je m'offre un petit cours particulier de tennis avec mon bon vieux prof Richard.

Je n'avais pas vraiment prévu le coup, donc je n'ai avec moi ni raquette, ni baskets.

Pas de souci, Richard me dit avoir ça quelque part la-bas.

Il est tôt, le ciel est bleu, le soleil tape, il fait déjà 30 degrés, par précaution, je trouve une casquette qui fera l'affaire.

Richard ne perd pas le nord et en profite pour me dire que les baskets qu'il me prête sont presque à vendre. "Et qu'est-ce qui ferait qu'elles soient vraiment à vendre?", demande-je a Riri. "Et bien que tu les achètes"... Me répond bêtement Richard. Il me prend pour une blonde...

Est-ce que je veux suivre un cours d'une demi-heure ou d'une heure? Prudente, je prends les 30 minutes.

Quelques instants plus tard, je suis au bord de la crise cardiaque, mon top est  aussi trempé que celui d'un joggeur américain. Je respire lentement pour tenir le coup. J'ai des cloches aux mains, le manche de la raquette est vieux et collant et est surtout trop large pour moi. Je sens ma main droite se figer comme celle d'un playmobil.

Je joue sans répit, je suffoque, je vais mourir de chaud, ici sur un terrain de tennis en plein soleil, dommage, je vous aimais tous,  appelez-moi un prêtre...

Puis Richard me dit qu'on va en rester là, les 30 minutes sont passées. Aaaalléluia!

Il me flatte en me disant que je me défends bien, je le reflatte en disant que j'ai été à bonne école avec lui. 

Je titube, je donnerais un bras pour boire de l'eau, je suis rouge comme un allemand à la plage, mais je remercie Dieu de m'avoir laissé la vie sauve.

Tellement contente, que je signe pour un autre cours. 

Il s'est y faire dans les affaires papa Richard...

28/04/2015

Congo River on Sunday's

Qui dit dimanche à Kin, dit sortie sur le fleuve. Rendez-vous à 10h30 au Nautic Club. Nous sommes tout un groupe réparti en quatre bateaux. Après 1/4 d'heure de navigation, on s'installe sur un banc de sable, au milieu de nulle part.

Les expats sont mieux équipés qu'un hollandais aux Flots Bleus: Tonelles, chaises et tables pliantes, couverts, frigobox, BBQ et même un terrain de Beach Volley.

On passe la journée, à papoter, apéroter, barbecueter et patauger.

Le fleuve Congo est probablement le seul endroit au monde ou on se réjouit de s'agenouiller dans 40 cm d'eau opaque et brunâtre pour continuer nos conversations entamées à table.

 Le temps d'un instant, on se prend pour des hippos, 

image.jpgon se convainc qu'il y a longtemps qu'il n'y a plus de crocos, on retrouve nos habitudes et le soir un peu de sable dans notre maillot!

 

11:45 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0)